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04
AugUn niño perdido (microcuentos, 5)
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Una radiografía del lienzo revela las huellas de un caballo rojo que se adentra en una jungla tropical. Sobre esta figura, otra aflora en la superficie: un niño se pregunta, en medio de un bosque mediterráneo, el camino que debería segui. De esta escena, el pintor ha omitido al niño para dar cabida a la pregunta.
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on Saturday, August 4th, 2007 at 12:01 am, and archived in Breviloquia ::
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Les sens passent (Contre-Conte) [Un niño perdido, JRV]
Je m’ennonce Juan Miguel Valero. Je suis en attendant… le Train. Je suis en train de reflechir sur un microconte de l’artiste qui s’ennonce, lui aussi, Jesús Rodríguez Velasco. Il me vient à l’esprit un souffle racinienne : Écrire, c’est ébranler le sens du monde, y disposer une interrogation indirecte, à laquelle l’écrivain, par un dernier suspens, s’abstient de répondre. La réponse, c’est chacun de nous qui la donne, y apportant son histoire, son langage, sa liberté ; mais comme histoire, langage et liberté changent infiniment, la réponse du monde à l’écrivain est infinie : on ne cesse jamais de répondre à ce qui a été écrit hors de toute réponse : affirmés, puis mis en rivalité, puis remplacés, les sens passent, la question demeure. À risque de vous ennuyer, je vous rappelle, je m’ennonce Juan Miguel Valero, et je suis un personnage des fictions. Je vous promis, je ne vous derrange pas, je vous quite. Laissez-moi trouver dans mon estui la contraclau. Voilà. Adieu, je reste seul derrière le seuil. Huis close.