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JunQuelques portraits d’Aurélie et d’autres que je n’ai pas fait
Je n'ai pas pu voler la toute première image que j'ai eue d'elle. Elle était assise à sa banquette devant son piano. Elle jouait du Scriabin, puis du Satie, quelques fragments en forme de poire, peut-être, ou des gnosiennes, je ne m'en souviens pas parce-que j'étais trop occupé à la regarder.
Un jour, j'aurais voulu prendre à la sauvette une photo qu'elle avait imposée sur toutes les réalités possibles. Nous étions à Madrid, peu avant d'entrer dans l'Opéra Royale pour une représentation de Tannhäuser. Elle me prit par le bras, "viens". "Où ça?". "Viens". Nous entrâmes dans le Real Musical, et elle s'assis devant un piano Petroff sur lequel elle arrêta le temps en interpretant le Prélude op.3 num.2 de Rachmaninoff. Il y a un do dièse grave qui résonne dans ma mémoire.
Algunas imágenes robadas contra otras que nunca he podido tomar. La primera, sentada a su piano interpretando a Scriabin y a Satie, cuatro fragmentos en forma de pera, o quizá una Gnosienne, quién sabe. O la imagen de ella tirando de mi brazo para hacerme entrar en el Real Musical, poco antes de una representación del Tannhäuser, donde interpretó el Preludio op.3 num.2 de Rachmaninov. El tiempo se detuvo en un do sostenido grave que sigue resonando en mi memoria.
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